«Le présent travail est consacré aux mélodies d'Olivier Messiaen, en particulier a ""Harawi"" (1945). On joue beaucoup ses oeuvres pour orchestre, musique de chambre, piano, orgue ou choeur, alors que ses mélodies ne sont pas souvent interpretées. Messiaen a composé quatre cycles: ""Trois mélodies"" (1930), ""Poèmes pour mi"" (1936), ""Chants de terre et de ciel"" (1938) et ""Harawi"", tous écrits pour Marcelle Bunlet, qui était soprano dramatique. Les tessitures sont larges et, par conséquent, difficiles à interpréter. Cependant, comme toutes les autres oeuvres de Messiaen, ces mélodies sont remarquables de profondeur et de beauté. De par mon metier de chanteuse, j'ai voulu savoir, pour mieux les interpréter, où se trouvait la source de tant de beauté. Dans le premier chapitre, j'ai etudié le langage musical propre à ces mélodies. Dans le deuxième, pour mieux connaitre sa foi chrétienne, j'ai analysé les poèmes des trois premiers cycles: ""Trois mélodies"", ""Poèmes pour mi"" et ""Chants de terre et de ciel"", car les poèmes de ces mélodies ont tous été ecrits par Messiaen lui-même, sauf ""Sourire"", oeuvre de sa mère, Cecile Sauvage. Le troisième chapitre, qui constitue la partie principale de ma thèse, est entièrement consacré à ""Harawi"". Messiaen a designé par ""Harawi"", ""l'un des trois de Tristan et Yseult"". Les deux autres sont: ""Turangelila symphonie"" et ""Cinq rechants"". ""Harawi"" a un second titre: ""Chant d'amour et de mort"". Pour moi, ""Harawi"" est différent des trois autres cycles. Ceux-ci baignent dans une atmosphère chrétienne, ascétique et céleste. En revanche, ""Harawi"", inspiré par le folklore péruvien, peut sembler plus terre a terre et empreint d'humanité. Messiaen a-t-il vraiment changé de style entre les trois premiers cycles et ""Harawi""? Si oui, que s'est-il passé? Et quelle est la relation entre ""Harawi"" et ""Tristan et Yseult""? Ayant retrouvé l'original de la melodie de ""Harawi"" dans les ""Melodies populaires indiennes, Equateur, Pérou, Bolivie"" (Ricordi 1929), j'ai voulu le comparer avec ce qu'en a tiré Messiaen». - Marie Kobayashi
Pays d'Origine : INCONNU
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