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"Groupuscules du vertige" est composé de six suites de courts textes en prose, construits comme s'il s'agissait de proposer une narration dont l'auteur serait le foyer sensible. Chacune de ces suites s'ouvre par une double citation d'Artaud et de Cioran. « Lire, écrit Kang Byung Ki en ouverture de son recueil, c'est toujours lire en soi-même, faire le constat de ce qui mute et de ce qui demeure, dans cet écart/tracé au plus lointain de ce qui nous (r)approche, au plus proche de ce qui nous rend - encore - un peu plus étrangers. » Lisant Artaud et Cioran, les faisant dialoguer en lui, avec tout ce que leur parole emporte de rage sourde et de violence, mais aussi d'acuité, l'auteur décale et radicalise le regard sur ce que nous vivons. Il ne s'agit pas de lâcher la bride à l'émotion, mais de dire au plus près les entendus et les malentendus qui gouvernent les rapports que chacun entretient avec soi-même. Ici, la poésie se dispose comme un cri. Elle s'incarne dans un imaginaire qui mobilise le plus largement les possibilités du langage.