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Grand jacques
Jacques Brel (Interprete), Jacques Brel (Auteur)
CD | Format : CD audio | Label : Socadisc | Date de parution : 03/06/2016
Résumé
des "monuments" de la chanson française. A y regarder de près, on ne peut qu'être stupéfait par la
brièveté de sa carrière de chanteur. Schématiquement, s'il a commencé à percer avec Quand on n'a
que l'amour (1956) c'est avec le disque enregistré fin 1959 (La valse à mille temps, Ne me quitte pas,
Les Flamandes...) qu'il entre vraiment dans la « cour des grands ». Et il quitte la scène en 1967
après ses fameux adieux à l'Olympia, en octobre 1966. Ensuite, il enregistrera encore quelques
grands disques. Le dernier (Les Marquises) date de 1977.
Avant 1959, et depuis 1953, Brel a lutté de longues années pour se faire entendre. Ce n'est que petit
à petit qu'il est parvenu à imposer ses chansons, le premier déclic d'importance se produisant fin
1956 avec le succès de Quand on n'a que l'amour.
En sa Belgique natale, le jeune Jacques Brel ne se voyait pas suivre le chemin tout tracé qui lui était
destiné, au sein de l'entreprise familiale de cartonnerie. Il avait des envies d'aller voir ailleurs et,
comme il l'a fait toute sa vie, ne pouvait se contenter de rêver : il est toujours "allé voir" : en
chansons, en avion, en bateau... Et jusqu'aux Marquises où il repose aujourd'hui.
Percer dans la chanson ? Pas facile. Il en écrit, les chante dans quelques cabarets bruxellois, en
enregistre même une vingtaine, en août 1953, à Radio Hasselt avant de réaliser une maquette de
quatre titres en studio (le 17 février 1952) : Il y a, La foire, Il pleut et Sur la place.
La grande histoire de Brel commence avec l'arrivée, par la poste, de cette maquette au bureau de
Jacques Canetti qui convoque aussitôt le chanteur, lui fait passer une audition et le programme aux
Trois Baudets pour septembre. Les débuts seront laborieux : on est encore loin de l'interprète hors
norme à venir, d'autant qu'il se présente alors sur scène dans une tenue qui évoque la chasuble... et
il n'en faut pas plus pour que Brassens l'affuble d'un surnom qui lui collera quelque temps à la peau :
"l'abbé Brel". Le public est poli, sans plus : les enthousiasmes, les ovations seront pour plus tard...
Brel devient un habitué des Trois Baudets où Canetti le programme régulièrement, de 1953 à 1958.
L'artiste progresse et, si ses disques sont encore bien loin des hit-parades, sa réputation grandit avec
régularité, ce qui n'exclut pas les déconvenues, telle celle ressentie à l'occasion du Festival de
Knokke-le-Zoute, en 1954, où il arriva bon dernier. Mais il continue, avec acharnement.
C'est en septembre 1956 qu'il enregistre Quand on n'a que l'amour. On notera, pour la petite histoire,
que la chanson avait déjà été gravée en mai de la même année mais la prise n'avait alors pas été
retenue. Cette fois, on peut parler d'un vrai succès : le 25 cm qui reprend le 45 t où elle figure se voit
consacré, en 1957 par le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros. Au fil des années, la chanson
devient un titre emblématique qui figurera longtemps au programme de ses récitals et qu'il mettra au
nombre de ceux qu'il choisit de réenregistrer, avec de nouvelles orchestrations, en 1972.
Il a souvent été de bon ton, quand Brel fit l'unanimité, de considérer avec condescendance ses
premières chansons, leur reprochant un côté boy-scout, les targuant de mièvrerie. Bien sûr, au fil des
années, son écriture s'est affirmée... et que dire de son interprétation ! Mais, pour avoir été un
adepte de ses chansons, dès le premier 45 tours, je trouve que ces reproches manquent
singulièrement de fond. Mièvre, celui qui, dès ce premier disque chantait La haine ? Toutes n'étaient
pas des chefs d'oeuvre, certes. L'auteur lui-même en convenait. Mais il n'est pas inutile de rappeler
que, dès 1954, Juliette Gréco - clairvoyante et audacieuse, comme à son habitude ! - avait mis Ça va
(Le diable) à son répertoire...
Lorsque Brel quitte la scène, c'est pour de bon, quant à son propre répertoire. Mais il y reviendra, en
1968, pour L'homme de la Mancha, comédie musicale américaine dont il a écrit l'adaptation.
Le cinéma s'intéresse maintenant à lui... et réciproquement. Il sera à l'affiche, avec succès, d'une
poignée de films qu'on n'a pas oubliés, par exemple : Les risques du métier (Cayatte), Mon oncle
Benjamin (Molinaro), L'aventure c'est l'aventure (Lelouch), L'emmerdeur (Molinaro)... Et il se lancera
dans la réalisation : c'est d'abord Frantz (avec Barbara) en 1971 puis Le far-west (en 1973). L'échec
commercial de ce dernier clôturera l'aventure.
Mais l'envie, le besoin de réaliser ses rêves, d'aller voir ailleurs, le poussent à naviguer et c'est ainsi
qu'il abordera un jour aux Marquises où il vivra ses dernières années, loin de tout, mais continuant
toutefois à écrire. Et Les Marquise sera le dernier titre de son dernier disque dont la sortie constitue
un événement considérable en 1977.
Joseph MOALIC
Pays d'Origine : INCONNU
Détails
| EAN | 3341348509198 |
|---|---|
| Contributeurs | Jacques Brel (Interprete), Jacques Brel (Auteur) |
| Format | CD audio |
| Support | CD |
| Nombre de disques | 1 |
| Genre | VARIETE / POP FRANCOPHONE |
| Poids | 0.1 kg |
| Catégories | Musique, Chanson française |
