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Chères images - Peinture et écriture chez Gilles Aillaud
Nicolas Pesques (Auteur principal)
Livre | Format : Livre broché | Editeur : L'Atelier Contemporain | Date de parution : 15/09/2023
Résumé
On ne trouvera aucune réponse définitive à l’énigmatique question, ni dans la peinture de Gilles Aillaud, ni dans la littérature de Nicolas Pesquès ; seulement « des formules possibles, inventives et vouées à la vision de sa nuit ». La formule qu’il invente dans son livre s’élabore dans une intimité étroite et de longue date avec l’œuvre de l’artiste lié au courant de la Figuration narrative. Ce volume constitue une traversée de la peinture de Gilles Aillaud en cinq chapitres : Dans le mauve à l’aplomb des corbeaux (texte d’une monographie parue chez André Dimanche en 2005), Pan ! (paru dans Sans peinture, L’Atelier contemporain, 2017), Après l’image, Chères images, et Vous la dirai-je (inédits).
Cherchant sans relâche une manière de dire attentive à l’étrangeté de ce qui se présente, Nicolas Pesquès tente de cerner au plus près la singularité du sillon creusé par le peintre dans la réalité rugueuse : « Peindre ce que l’on a devant soi, présenter le monde. Gilles Aillaud, une fois accompli le choix de cet écart plutôt que celui de la philosophie – mais celle-ci n’a pas cessé d’accompagner sa démarche –, n’a jamais eu d’autre souci. Il s’est d’emblée installé au cœur perpétuel de la peinture. » Ce cœur de la peinture, ce noyau, chez Gilles Aillaud, est celui d’une figuration des existences animales, végétales, minérales : « Il ouvre et accède au monde. À ses rivages, à ses arbres, à ses cailloux. Il ouvre et accède au grand large de l’anonyme flux des choses précises. » (Dans le mauve à l’aplomb des corbeaux) Choses anonymes et précises à la fois, que le peintre saisit à la croisée du mystère de leur venue et de l’évidence de leur présence.
L’écrivain tente de suivre le peintre dans ce flux, ce labyrinthe où il s’est engouffré, où l’idée d’achèvement n’a plus cours, où seuls comptent les mouvements de la pensée et les gestes de la main, toujours à recommencer : « Le labyrinthe : c’est l’autre nom du dehors, c’est tout ce qui est là : le paysage, la bête qui vaque, la main qui dessine, l’homme qui bifurque et continue. C’est peut-être la première image, celle de notre connaissance des choses, de la peinture, etc. Gilles Aillaud a toujours voulu y revenir, y séjourner. Que faire après l’image s’il n’y a rien avant ? En produire d’autres, de nouveaux textes, de nouveaux tableaux ; c’est cela vivre dans le labyrinthe. » (Après l’image)
Le labyrinthe, à la fin, ressemble à un fourmillement d’images. Images peintes, mais aussi images verbales, qui toutes deux défont les logiques discursives réductrices. Si la rencontre entre peinture et parole a lieu, c’est par la grâce d’un étoilement d’images : « Et si l’idiome commun à toutes les expressions était l’image ? Et qu’à l’empire du discours on puisse opposer un étoilement du corps et de la pensée... » (Vous la dirai-je) Privé des images du peintre, suite à une opaque censure de ceux qui gèrent le fonds de son œuvre, ce livre cherche cependant à fabriquer des images verbales et « des phrases à leur hauteur ». Plus qu’une contrainte, cela devient l’occasion « de mettre l’écriture en phase avec le muet pouvoir d’écarquillement et de bonheur que cette peinture prodigue ».
Détails
| EAN | 9782850351150 |
|---|---|
| ISBN | 2850351156 |
| Contributeurs | Nicolas Pesques (Auteur principal) |
| Format | Livre broché |
| Nombre de pages | 144 |
| Éditeur | L'Atelier Contemporain |
| Largeur | 16 cm |
| Longueur | 20 cm |
| Épaisseur | 1.8 cm |
| Poids | 0.434 kg |
| Impression à la demande | Non |
| Catégories | Livres, Art, Musique et Cinéma, Essais sur l'art, Monographies d'artistes des XXe et XXIe siècles |
