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Alors que la construction de l'Europe doit passer enfin des mains des dirigeants à celles des peuples qui la composent, le destin de ce jociste, italien émigré et mort à 23 ans pour son action catholique, devient lumineux. Martyr européen par excellence, il peut apprendre aux jeunes - des mouvements comme la JOC, des banlieues européennes, des universités... - qu'il n'y a jamais qu'une seule alternative pour l'homme dans la société : collaborer ou résister. Né le 6 juillet 1921 dans « l'une des familles les plus pauvres du Trentin », Fredo suivit ses parents en France et grandit à Romainville (93) à partir de 1927. Jeune ouvrier, il comprit rapidement que, dans la « banlieue rouge », il ne serait jamais facile d'être chrétien. Mais, découvrant la jeune JOC en 1937, il mit son entrain, son goût du sport, sa bonne humeur, son esprit de camaraderie et sa fidélité à son service, dans sa propre ville, puis dans sa « Fédé ». C'est la JOC qui le prépara au choc du STO pour lequel il fut envoyé à Berlin en mars 1943. Loin de sa fiancée en France et grâce à une vie spirituelle intense, il se dévoua totalement aux apprentis dont il partagea le drame, non seulement des conditions de travail, mais aussi de la nazification imposée. Arrêté le 6 juin 1944 pour activité catholique, déporté à Wülheide, il y mourut d'épuisement. Il figure au nombre des « Cinquante » martyrs dont la cause est ouverte au Vatican.