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De l'eau d'Avène-les-Bains et de celle de la Charente, jusqu'à la Barse et la Seine, Nicole Galabru nous offre, en contrepoint de la chronique de sa lutte contre la maladie, un festival de souvenirs, de son enfance jusqu'à son "aujourd'hui". Tendresse, humour et poésie éclairent la férocité du combat pour sa survie et pour son bonheur et celui de ses "Tous-Miens". Son sarcome qui, tel un serpent constricteur sûr d'engloutir sa proie, prend tout son temps pour l'étouffer en la regardant droit dans les yeux,temps pour l'étouffer en la regardant droit dans les yeux, rythme son journal mais ne lui fait rien perdre de sa volonté de vivre et de transmettre "urgemment" à ses enfants ce que la vie a de meilleur. Elle cite avec gourmandise Beaumarchais (*) "Je me presse de rire de tout, de crainte d'être obligé d'en pleurer", mais son texte, dans sa tension, dans son observation désabusée de la maladie - qui finit par devenir un personnage à part entière - fait souvent penser au "Horla" de Maupassant. Ce face-à-face avec la mort ne peut que "parler" à tous ceux qui un jour, dans leur corps et dans leur âme, ou parmi leurs proches, ont connu cette maladie et, "donner à penser" à tous les bien-portants... (*) Le Barbier de Séville - Acte I - Scène 2