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« Dubuffet architecte ». Une telle formule peut paraître surprenante, voire provocante. Si chacun s'accorde à reconnaître en Dubuffet l'un des peintres majeurs de la seconde moitié du XXº siècle, seuls quelques-uns connaissent aussi ses «expériences musicales» ou cette dimension architecturale qui se développa pendant la période de L'Hourloupe (1962-1974) et valut à Dubuffet en 1982 la médaille de The American Institute of Architects. De la commande en 1965 par André Malraux, alors Ministre des Affaires culturelles, de deux peintures monumentales pour la Faculté de Nanterre jusqu'à la construction de la Villa Falbala ce livre retrace le cheminement de l'artiste, de la peinture au relief, puis à la sculpture et à cette architecture unique qui, avec ses creux et ses reliefs, ses grands tracés noirs qui contredisent la lecture des surfaces, enseigne que toute réalité - matérielle comme la Villa Falbala ou virtuelle comme la peinture - est illusion et que le déchiffreur y est comme « un poisson qui entreprendrait de secréter lui-même l'eau dans laquelle il nage, et dont il s'alimente, qui ferait de sa propre sécrétion son habitat et sa nourriture.»