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Coups de soleil de Valérie Morales Attias est d'abord un roman d'amour, une quête illusoire d'une ville et d'un amant, une mystification d'Eros qui conduit la narratrice à revenir sur les traces de ses premiers ébats amoureux. Paradis, parce que perdu, moi qui suis sans lumière à jamais (Cortazar). Le déracinement a conduit la narratrice et sa mère de l'autre côté de la méditerranée : « Les premiers jours à Paris, ma mère marchait le nez en l'air et regardait le ciel plombé avec stupeur. Elle n'en revenait pas, trompée une fois de plus dans ses croyances, cette vieille enfant tentait d'agir comme si de rien n'était ». Ensuite la narratrice trouve un travail, épouse le patron de l'usine. Sa mère s'appelle Blanche... « Chez nous un nom pareil, ça ne pouvait pas exister ». ...Valérie Morales-Attias brosse un portrait au vitriol de cette bourgeoisie provinciale comme ce mari, Pierre Henri qui s'est marié « contre ses parents, leurs amis, contre ce curé qui roulait des yeux de passion car jamais vu personne comme mon ardente maman. Contre les amis des grandes écoles... ». Ou encore : « Il est persuadé, le malheureux, que Sade est l'auteur des Liaisons dangereuses. Trompé dans ses littératures, Pierre-Henri se rattrape au cinéma. Ses mèches claires savamment ébouriffées, il s'entraîne, le bougre, à rouler des yeux vicieux comme John Malcovitch... » Après ça le divorce en attendant le retour refoulé. »