Il y a des étés qui ne ressemblent pas aux autres.Des étés où quelque chose cède.Pour ce volume collectif, nous avons demandé à des écrivains d'explorer ce moment précis où l'été ne se contente plus d'être une saison, mais devient un seuil. Un point de rupture. Un révélateur.Notre sélection de textes présente l'été non pas comme une saison aimable, mais un moment qui déplace, qui met à nu, qui renverse l'ordre des choses. L'été comme accélérateur, comme révélateur, comme seuil. Ce volume se propose de saisir ce passage, ce glissement, cette transformation, qu'elle soit intime ou plus large, heureuse ou brutale.Extrait :"Tiens, l'été. Cette brute de soleil parade. Il s'épate, bouscule, éblouit, ralentit,dessèche, étouffe, boxe, assomme, terrasse, aplatit, soumet. Il n'est pas étonnant que le roi le plus autoritaire de la France, Louis XIV, l'ait choisi pour emblème. Dans la grande civilisation du XXI e siècle, le soleil a un nouvel envoyé sur la terre. Donald Trump en répand la chevelure jaune et le narcissisme féroce.Les plus grandes violences se déclarent en été. 19 juillet 1870. 28 juillet 1914. 3 septembre 1939. 2 septembre 2001. Eh ! Juillet, mois de César, août, celui d'Auguste. Un coup d'Etat, Rome en prison. Comme le soleil était triomphant au moment où nous étions punis par le confinement, qui a tant fait jouir le sadisme des gouvernants ! Même soumission forcée. Le soleil est un état d'urgence."
Rédigez votre propre commentaire