L'avant-garde-qui-meurt-mais-qui-ne-se-rend-pas doit s'en retourner dans sa tombe, quand même tout le monde n'y est pas encore tout à fait mort : les compositeurs contemporains français de la nouvelle génération - Tanguy, Escaich, Bacri, Connesson - ont délibérément fait fi de ses vieux diktats et retournent à la vraie musique, celle qui a des choses à dire. Guillaume Connesson (*1970), justement, tout juste la quarantaine, revendique ses influences du côté de Wagner, Strauss, Debussy, Ravel, Messiaen, Dutilleux, voire de John Adams et James Brown (!), même s'il écrit une musique totalement moderne et personnelle, mais dans laquelle il s'adresse au coeur, aux tripes, à la sensibilité, à la sensualité de l'auditeur, plutôt qu'à son boulier-compteur de séries dodécaphoniques. Résultat : une musique foisonnante, richissime, fascinante dans son discours, merveilleusement orchestrée, pour ce triptyque d'inspiration "cosmique", musique des étoiles et des étendues infinies encore plus que des simples sphères. L'ouvrage a été écrit entre 1997 et 2007, avec révisions récentes ; c'est ici la première mondiale discographique. En complément de ce programme lumineux et intense, on découvrira - toujours en première discographique - "The Shining One" pour piano et orchestre, écrit en 2009, une pièce courte mais dense, où Connesson réduit l'orchestre à une formation Mozart - plus un arsenal de percussions et harpe, quand même.
Pays d'Origine : INCONNU
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