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(. . .) " Dans le travail " Essai pour une archéologie imaginaire ", Gilbert Fastenaekens s'est proposé de poursuivre son travail de nuit, sur les sites industriels de la Lorraine et non plus en milieu urbain, pour le compte de la mission photographique de la DATAR (1984-1989). Ces photographies permettent de retrouver toute la théâtralité qu'on lui connaissait depuis le travail " Nocturne ", ainsi qu'une dimension temporelle bien particulière, celle d'une suspension rythmique entre deux battements. Ces images, qui s'affirment à la fois par une plus grande monumentalité et par un plus grand dépouillement, ont surtout révélé à l'artiste tout un imaginaire à partir de sites pourtant peu voués à la contemplation. Autoroutes en construction, centrales nucléaires et autres industries s'élèvent comme les vestiges d'une dimension quasi mythique ". Extrait du texte de Catherine Mayeur.