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Au XIXe siècle, la garde-robe masculine, si originale et si fastueuse avant la révolution, se démocratise, laissant place à une sobriété absolue. Aux fastes de l'aristocratie succède l'efficacité de la bourgeoisie d'affaires et seuls les boutons de manchettes apportent un soupçon d'originalité à tant de strict classicisme. Dès lors, cette parure minuscule, presque invisible à la lisière de la manche, ne cesse de stimuler l'imagination des joailliers, jusqu'aux plus contemporains.Tous les boutons de manchettes photographiés dans ce livre appartiennent à un seul homme, Bertrand Pizzin. Sa collection, qui a vu le jour il y a plus de vingt ans, représentative de l'histoire du bouton de manchette, est, de par sa diversité et le nombre de ses pièces (plus de deux mille paires à ce jour), l'une des plus importantes. Au fil des ans, sa quête l'a mené dans le monde entier et, pris au jeu, ses amis ont également participé à l'obtention de pièces parmi les plus rares, comme Maria Félix qui lui offre une paire créée à son intention ou la princesse Sikira de Somalie qui écume pour lui les antiquaires de Provence. Depuis peu, Bertrand Pizzin dessine lui-même certains modèles, dont la réalisation est confiée à des joailliers parisiens.