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Ce livre est un témoignage. L'auteur, Alain Diab, expatrié vivant en Centrafrique, s'est mis dans la peau du narrateur pour témoigner, au jour le jour, de ce qu'il a réellement vécu lors de l'entrée à Bangui, capitale du pays, un certain dimanche du 24 mars 2013, de la rébellion armée nommée Séléka (" Alliance " dans la langue nationale, le sango), composée principalement de Musulmans venus du Nord, du Soudan ou du Tchad voisins. Et, par la suite, pour raconter cette crise autrement, sous forme de courtes narrations, à travers des lieux détruits et jamais reconstruits, et des victimes, citoyens ordinaires, ayant vécu ou survécu à cette folie meurtrière, donnant ainsi aux faits divers cruels et effroyables une dimension tragico-poétique. Pendant les événements, le balcon, au-dessus de l'avenue qui porte le nom du père fondateur du pays, Barthélemy Boganda, est devenu un lieu incontournable pour l'auteur. C'était son refuge pour observer, mémoriser les événements tragiques qui se produisaient le long de cette voie, et témoigner par les mots, pour que l'oubli ne prenne jamais le pas sur la mémoire.