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Bach a toujours été une passion personnelle pour le grand pianiste franco-américain Nicholas Angelich, unanimement identifié comme un interprète de tout premier plan du répertoire romantique allemand, en particulier de Brahms. Aujourd'hui, l'artiste s'attaque à un continent de la musique classique : les Variations Goldberg de J.S. Bach, un thème décliné en variations 30 fois durant plus d'une heure. Elles représentent un des sommets de la musique pour clavier . l'oeuvre est d'une richesse extraordinaire de formes, d'harmonies, de rythmes, d'expression et de raffinement technique, le tout basé sur une technique contrapuntique inégalable. C'est à cet édifice monumental de ces ""Exercices pour clavier"" que s'attaque Nicholas Angelich.« Il est très important de scruter la partition et de se poser les bonnes questions. Plus vous la scrutez, et plus vous découvrez de nouveaux détails. Il faut toujours avoir la vue d'ensemble sur une oeuvre, mais aussi magnifier les détails. Mais cela peut vous mettre dans l'incapacité de réconcilier la structure générale avec les détails les plus fins. Car si vous décidez à un certain moment de mettre en valeur un détail qui sonne beau, mais qui se déconnecte de l'ensemble, alors quelque chose ne fonctionne pas, et cela s'entend. On essaie toujours d'identifier à la fois ce qui SONNE beau et ce qui EST vrai. Cela vous semble trop intellectuel ? Peut-être, mais c'est aussi une question d'instinct, qui vous amène à considérer la partition comme la seule voie qui vous mène à votre interprétation. » Nicholas Angelich