Royaume-uni, l'héritage travailliste

Collectif (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 17/03/2010

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Résumé

L'économie britannique sort très affaiblie de la crise Conjoncture BNP-Paribas Caroline Newhouse-Cohen Le Royaume-Uni connaît actuellement la récession la plus longue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci a entraîné la plus forte chute du produit intérieur brut (PIB) depuis 1955 (- 5,8 % par rapport au premier trimestre 2008). L'inertie de la demande intérieure semble être l'obstacle majeur à la reprise. Les ménages, face au ralentissement de la progression des revenus salariaux, ont augmenté leur épargne au détriment de la consommation. Si la contraction de l'emploi a été moindre qu'au cours des récessions de 1980 et 1990, le taux de chômage des 15-24 ans (15 % environ, soit un taux supérieur à celui de la moyenne des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques - OCDE) est en outre préoccupant.

Le modèle britannique dans tous ses états Chronique internationale de l'IRES Florence Lefresne En dépit du plan de sauvetage de 2008 qui s'élevait à 3 % du produit intérieur brut (PIB) et des mesures gouvernementales visant à lutter contre la progression du taux de chômage, celui-ci a, à la fin de 2009, retrouvé son niveau de 1996 (8 %, 40 % des chômeurs ayant moins de 25 ans). Si la situation de l'emploi au Royaume-Uni est alarmante, le pire semble toutefois avoir été évité, notamment grâce au rôle joué par les syndicats (Trade Unions) qui sont parvenus à limiter le nombre des licenciements. Mais leur action a un coût économique : elle se traduit le plus souvent par le gel ou la diminution des salaires et une flexibilité accrue du temps de travail. En guise d'exemple, le principal syndicat à British Airways a, en juillet 2009, accepté une diminution de 2,6 % des salaires des pilotes. Des initiatives du même type se sont multipliées tout au long de 2009. Au total, 55 % des employeurs auraient décidé de geler les salaires.

Une société en miettes ?
The Economist Crime, délitement familial, alcool, drogues : les conservateurs et près de deux Britanniques sur trois, selon les intentions de votes, pensent que la société est en miettes. Le thème de l'insécurité est en effet au coeur de la campagne des élections législatives de 2010. La désagrégation de la famille est souvent pointée du doigt. Le nombre de familles monoparentales, trois fois supérieur à celui enregistré en 1970, ainsi que le taux de grossesse chez les jeunes filles âgées de 13 à 19 ans, qui demeurent parmi les plus élevés d'Europe, sont autant de faits alarmants que les conservateurs mettent en avant à l'occasion de la campagne électorale. Mais ces derniers oublient de préciser que la monoparentalité résulte le plus souvent, contrairement aux décennies passées, d'un choix librement consenti. De même, si les grossesses chez les jeunes filles restent fréquentes, celles-ci sont en nette baisse par rapport aux années 1990. La criminalité dans son ensemble a, selon le British Crime Survey, également diminué : elle a chuté de 45 % depuis son pic de 1995.

Le taux de pauvreté le plus élevé de l'Europe occidentale The Guardian Amelia Gentleman et Hélène Mulholland Il y a quelques années, Harriet Harman, ministre britannique de la Condition féminine et de l'Égalité, avait commandé au Comité national pour l'égalité, un groupe indépendant d'universitaires, un rapport sur les inégalités au Royaume-Uni. Celui-ci a finalement été publié à la fin du mois de janvier 2010. Les résultats font apparaître que les 10 % des Britanniques les plus riches sont cent fois plus fortunés que les 10 % les plus pauvres, ce qui fait du Royaume-Uni le pays le plus inégalitaire d'Europe occidentale. Les enfants sont particulièrement touchés puisque 13 % d'entre eux vivraient dans une pauvreté extrême. A l'origine, les travaillistes attendaient de l'étude qu'elle prouve, à la veille des élections du printemps 2010, que les conservateurs avaient, pendant des années, privilégié les plus riches. Au final, au vu des conclusions du rapport Harman, les travaillistes sont accusés de s'être montrés incapables d'inverser la tendance en dépit de la forte croissance qu'a connue le Royaume-Uni au cours de la décennie 2000.

La Banque d'Angleterre peut-elle sauver le Royaume-Uni ?
Alternatives économiques Jacques Adda La récession qu'affronte l'économie britannique depuis plusieurs mois a contribué à la dégradation de la dette publique. Quel que soit le vainqueur des prochaines élections, la rigueur sera donc de mise. Le Trésor britannique a d'ailleurs déjà envisagé des coupes budgétaires qui devraient s'élever à 8 % du produit intérieur brut (PIB) sur les sept prochaines années. Afin de calmer les tensions sur la dette publique, la Banque d'Angleterre a également décidé de mener une politique monétaire accommodante. Il semble toutefois que cette " détente quantitative " qui visait à faciliter le financement des agents privés n'ait pas eu les effets escomptés puisque la pénurie de crédit persiste. Il arrive en effet qu'en situation de crise, l'augmentation du volume de liquidités en circulation - au Royaume-Uni, l'écart entre les ressources disponibles dans l'économie et les besoins de financement s'élève à 15 % du PIB, soit le plus important des pays développés - ne suffise pas à relancer l'économie si ces liquidités ne parviennent pas à dépasser la sphère financière et à irriguer la sphère réelle.

Le nouveau conservatisme britannique La vie des Idées Antoine Colombani A l'approche des élections législatives qui se dérouleront au printemps 2010, David Cameron, le leader du Parti conservateur (Tories) est, selon la plupart des sondages, donné vainqueur. S'il se réalise, ce scénario serait-il pour autant le prélude à un retour du thatchérisme ? Il semble que la réponse soit négative. Le jeune leader Tory veille, en effet, à se présenter comme un candidat modéré, dépourvu de dogmatisme. Il se garde bien d'ailleurs de se référer, dans ses discours, à Margaret Thatcher ou aux théories économiques de l'Ecole de Chicago, chères à la Dame de Fer. Mais cette rupture assumée avec le néolibéralisme ne conduit pas pour autant à plus d'interventionnisme en économie. L'Etat n'est pas, selon le candidat des Tories, au-dessus du marché. David Cameron entend incarner un nouveau conservatisme, moderne, compassionnel et promouvoir un " capitalisme à visage humain ".


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Détails

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EAN 3303332029914
ISBN 3303332029914
Contributeurs Collectif (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Nombre de pages 48
Éditeur Documentation francaise
Collection Problemes econo
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.128 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Catégories Livres, Revues d'économie, Commerce international

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