Relever le défi climatique

Collectif (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 26/11/2009

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Résumé

Relever le défi climatique Le débat sur la taxe carbone en France Futuribles Christian de Perthuis Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, la France s'est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre (GES) entre 1990 et 2050. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a décidé, suivant en partie les préconisations de la commission sur la contribution " climat et énergie " présidée par Michel Rocard, d'instaurer à partir de 2010 une taxe carbone de 17 euros par tonne de CO2 (dioxyde de carbone). Ce nouvel impôt vert fait, depuis, l'objet d'un vif débat. S'il doit permettre, à terme, de modifier les comportements des agents économiques, son introduction pose un certain nombre de difficultés comme le niveau du taux d'imposition optimal, le problème de la compensation pour les ménages les plus pauvres et les salariés résidant loin de leur lieu de travail ou celui de la taxation de certaines activités professionnelles fortement émettrices de CO2.

Réduire les gaz à effet de serre : la boîte à outils des économistes Etude de la mission Climat Caisse des dépôts et consignations A l'heure où la France s'interroge sur la nécessité d'instaurer une taxe carbone, les économistes réfléchissent aux possibilités dont disposent les Etats en général pour lutter contre le réchauffement climatique. L'étude de la mission Climat de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) passe en revue les différents instruments de réduction des gaz à effet de serre (GES) et en montre les avantages et les inconvénients. Si l'instauration d'une taxe semble avoir fait ses preuves en Suède ou en Norvège, elle serait difficile à mettre en oeuvre au niveau international. Le marché d'émissions de GES, lui, permet de jouer sur les volumes et présente l'avantage d'octroyer plus de liberté aux Etats. Mais ce système a aussi des imperfections. Il est notamment susceptible d'encourager les comportements spéculatifs...

J-12 avant le sommet de Copenhague !
Lettre de l'OFCE Eloi Laurent et Jacques Le Cacheux A la veille du sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009, les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) doivent, afin de convaincre, notamment la Chine de participer à un accord global, donner l'exemple en se mettant d'accord sur des engagements ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique. La clé du succès du sommet de Copenhague tient ainsi à la détermination et à la crédibilité des Etats-Unis et de l'UE. Or, si les Européens font figure de leaders en matière de lutte contre le réchauffement climatique, le paquet énergie-climat, adopté en décembre 2008, ne fait pas l'unanimité parmi les Etats membres. Les Américains, de leur côté, peineront à faire accepter par le Sénat un programme contre lequel les opposants, même parmi les Démocrates, sont légion.

Et si Copenhague échouait ?
Rapport du Conseil d'analyse économique Jean Tirole Les négociations ayant abouti, il y a une dizaine d'années, à la mise en oeuvre du Protocole de Kyoto ont été considérées comme un demi-échec en raison de la non-ratification par les Etats-Unis de ce dernier et de l'absence de contraintes pour les grands pays émergents. Le sommet de Copenhague, en décembre 2009, constituera une étape cruciale pour l'après-Kyoto. Jean Tirole fixe, dans un rapport récent du Conseil d'analyse économique (CAE), le cadre de ce que serait un accord global optimal. Selon lui, une approche globale fondée sur un système unique de droits d'émissions négociables, avec un prix unique du carbone fixé au niveau international et une allocation mondiale des droits à polluer, serait préférable à toutes les autres solutions. Mais les dispositifs actuels de lutte contre le réchauffement climatique, dont il évalue également l'efficacité, ne vont pas dans le sens d'une coopération internationale efficace. Tel est le cas du mécanisme de développement propre (MDP) qui, bien que largement utilisé, présente en effet un certain nombre d'effets pervers.

L'adaptation au changement climatique : une nécessité pour les pays en développement Responsabilité et environnement - Annales des mines Marc Gillet Le réchauffement climatique est un phénomène cumulatif : le CO2 (dioxyde de carbone) relâché dans l'atmosphère y demeure plusieurs dizaines d'années (de cinquante à deux cents ans). Ainsi, même si les Etats s'avéraient capables à l'avenir de stabiliser les émissions de gaz à effet de serre (GES), celles lâchées dans l'atmosphère, il y a plusieurs années, ont d'ores et déjà entraîné un changement profond du climat. C'est pourquoi, mettre en oeuvre rapidement des mécanismes d'adaptation au changement climatique est devenu impératif. Ce principe consiste, selon la définition qu'en donnent les spécialistes, à " s'interroger sur les actions à entreprendre afin de vivre, dans les meilleures conditions possibles, les climats du futur en réduisant notre vulnérabilité face au changement climatique qui se produira malgré tout ". Mais l'adaptation coûte très cher (déplacer les populations, reboiser, modifier les modes de construction, etc.) et les régions qui en ont le plus besoin sont aussi les plus pauvres. Longtemps sous-estimé, l'enjeu de l'adaptation figure désormais à l'agenda de la plupart des programmes d'aide au développement.



EGALEMENT DANS CE NUMERO DEVELOPPEMENT Développement, croissance et pauvreté Ecoflash Akiko Suwa-Eisenmann L'écart de développement entre les pays riches et les pays pauvres se maintient, écart souvent observé en termes monétaires. La pauvreté relative est en effet généralement exprimée en fonction du revenu et s'élève avec le niveau de vie de la population. De même, la pauvreté absolue est fondée sur la valeur du panier de consommation nécessaire pour survivre. Mais les besoins fondamentaux concernent aussi les capacités à tenir sa place dans la société (pouvoir s'éduquer, se soigner, voter). Ces mises au point sont essentielles pour mieux distinguer la croissance du développement et considérer celui-ci comme un phénomène structurel impliquant une réelle transformation de la société et des individus. Si, il y a quelques années, le débat sur les relations entre croissance, développement et pauvreté se focalisait sur les aspects monétaires, il semble qu'il tienne désormais davantage compte des avancées de la recherche en économie. Les économistes disposent, il est vrai, aujourd'hui d'enquêtes détaillées sur les conditions de vie dans les pays en développement (PED) qui leur permettent de prendre en compte les dimensions extra-monétaires du développement.

COMMERCE INTERNATIONAL Le commerce victime de la mondialisation ?
La Lettre du CEPII Agnès Bénassy-Quéré et alii La crise économique mondiale a été marquée par un effondrement du commerce mondial. Ce recul brutal sensiblement plus prononcé que celui de la production a été interprété par certains comme le revers de la médaille de la mondialisation. Après avoir favorisé l'accélération des échanges commerciaux, la nouvelle division internationale du travail aurait créé les conditions du recul observé à l'occasion de la crise. Les auteurs montrent au contraire que l'intensité des échanges de biens intermédiaires n'est pas en cause dans la sur-réaction du commerce au choc subi par l'activité. Ce phénomène s'explique plutôt par des facteurs de court terme, propres à une crise dont l'origine est financière comme les contraintes de crédit, le retournement brutal des anticipations ou le déstockage.

ECONOMIE DU TRAVAIL Le salarié sous tension Cadres Francis Karolewicz Au moment où les médias attirent l'attention sur le cas de plusieurs salariés de grandes entreprises qui se sont récemment suicidés sur leur lieu de travail, expliquant ce geste par la dégradation de leurs conditions de travail, la montée du risque psychosocial s'inscrit pour la première fois en tête des consultations pour pathologies professionnelles en France. Tel est en effet le résultat d'une récente publication de l'Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail (AFSSET). Mais ce constat n'est pas nouveau : depuis longtemps, la France a l'un des taux d'absentéisme et de consommation d'antidépresseurs les plus élevés d'Europe. La souffrance au travail s'observe davantage dans les grandes entreprises où une partie importante des salariés ne se sent pas reconnue par le management tant sur le plan de la rémunération que de l'évolution de carrière. La pression du résultat et l'augmentation croissante de la charge de travail entraînent, de surcroît, des troubles de plus en plus nombreux chez les salariés. Les TPE (très petites entreprises) sont, elles, certes confrontées aux mêmes contraintes, mais offrent un cadre qui peut plus facilement conjuguer motivation, responsabilisation et satisfaction.

Détails

Plus d’information
EAN 3303332029839
ISBN 3303332029839
Contributeurs Collectif (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Éditeur Documentation francaise
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.128 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Catégories Livres, Revues d'économie, Commerce international

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