Problemes economiques n.3016 - La finance mondialisée deux ans après la chute de Lehman Brothers

Problemes Economiques (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 04/02/2011

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Résumé

Problèmes économiques No 3016 30 mars 2011 La finance mondiale après la crise Les Etats otages des banques Frankfurter Allgemeine Zeitung Philippe Plickert La crise des subprimes a rappelé, une fois encore, combien l'activité bancaire pouvait être risquée. Tout d'abord, parce qu'à partir d'une certaine taille, les banques représentent un risque systémique qui leur permet de bénéficier d'une garantie implicite de la part des autorités publiques, le fameux " too big to fail ". Ensuite, parce que le sauvetage d'établissements financiers très lourdement endettés, compte tenu du montant des capitaux mobilisés, peut constituer à terme une menace pour la stabilité des finances publiques des pays concernés. Les Anglo-Saxons emploient l'expression " too big to save. " pour décrire cette situation. Malgré l'assainissement en cours du secteur bancaire, la menace potentielle que représentent les banques systémiques demeure, faute de solution satisfaisante concernant la gestion et la prise en charge de ce risque. Parmi les réformes envisageables, celle qui consisterait à travers l'instauration d'une taxe bancaire à obliger les banques à partager les coûts engendrés par leur sauvetage, séduit de plus en plus économistes et gouvernements.

Re-réglementation financière : un défi transatlantique Revue d'économie financière Jacques Mistral La crise financière de 2007-2009 aura un impact durable sur la réglementation bancaire et financière. Tel était le voeu formulé par les chefs d'Etat et de gouvernement lors du premier sommet du G20, organisé en pleine tourmente, le 15 novembre 2008, à l'initiative du président de la République, Nicolas Sarkozy, et de l'ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown. Mais au fil des réunions et conférences internationales, les Etats ont semblé de moins en moins enclins à se mettre d'accord sur l'ampleur des réformes à mener. La convergence internationale des réglementations est difficile à réaliser pour plusieurs raisons : l'absence de leadership au niveau mondial, la divergence des situations économiques, etc... Le principal défi est de mettre en oeuvre des réformes praticables, car en l'absence d'institutions supranationales pouvant légitimement instaurer de nouvelles règles juridiques internationales, tout accord doit être ratifié par les Parlements nationaux. Le modèle à suivre est, selon l'auteur, celui de la nouvelle supervision bancaire (Bâle III), adoptée récemment, qui constitue à ses yeux une tentative réussie de convergence des réglementations bancaires nationales.

Bâle III : quels effets pour les banques ?
Finances et Développement Inci Ötker-Robe et Ceyla Pazarbasioglu Bâle III est la principale réforme mise en oeuvre depuis la crise de 2007-2009. Cette nouvelle réglementation bancaire, adoptée au sommet de Séoul en novembre 2010, renforce les règles internationales en matière de fonds propres et de liquidités. Les banques doivent également composer avec Solvancy II, ainsi qu'avec d'autres réglementations nationales. Les établissements qui sont les plus concernés sont les banques d'investissement, et, au niveau régional, les banques européennes et nord-américaines. Quels seront les coûts de cette nouvelle réglementation pour les investisseurs ? Quel en sera l'impact sur le système financier ? Ces questions restent aujourd'hui sans réponse. Une évolution probable est que les banques cherchent à transférer certaines de leurs activités à risque vers le " système bancaire parallèle ", moins réglementé.


Le " central banking " après la crise Analyses économiques - CAE Jean-Paul Betbèze, Christian Bordes, Jézabel Couppey-Soubeyran et Dominique Plihon En réaction à la crise économique et financière de 2007-2009, les banques centrales, partout dans le monde, ont pris des mesures d'une ampleur inédite depuis la crise des années 1930. Cet élargissement de leurs activités s'accompagne d'un certain nombre d'interrogations. Si les économistes et les banquiers centraux sont tous d'accord sur le fait que les banques centrales n'ont pas été suffisamment attentives à la stabilité financière, ils divergent quant à la meilleure manière d'articuler la politique monétaire et les mesures de stabilité financière. L'analyse d'une enquête concernant ces questions menée auprès d'économistes et de responsables de politique monétaire fait ainsi apparaître des clivages importants. Les désaccords portent sur le principe de la séparation entre les deux politiques et sur les modalités de leur gouvernance.

La stabilité financière peut-elle devenir un bien public mondial ?
Economie et management Dominique Plihon Aborder la stabilité financière à travers la notion de bien public mondial présente un double intérêt. D'abord, celle-ci permet d'expliquer l'absence de stabilité financière par l'échec des marchés (l'instabilité financière est à l'origine d'externalités négatives qui ne sont pas prises en compte par les agents économiques), ensuite, elle offre un cadre très précis pour réfléchir aux réformes qui amélioreront la stabilité des marchés financiers. C'est donc l'architecture internationale du système monétaire et financier qui doit être réformée dans son ensemble. L'objectif serait de mettre en place une organisation fédérale supranationale qui parvienne à combler les trois déficits actuels du système : juridictionnel, de participation et d'incitation.


EGALEMENT DANS CE NUMERO ECONOMIES ETRANGERES Espagne, de la grande expansion à la crise Accomex Julian Pérez Considérée, au cours des années 2000, comme l'une des économies les plus dynamiques de l'Union européenne (UE) en raison de sa forte croissance (3,2 % par an en moyenne de 1992 à 2007), l'Espagne - qui a subi de plein fouet la crise économique et financière de 2007-2009 - se retrouve aujourd'hui en grande difficulté. Nombreux sont ceux qui voient même le pays faire défaut sur sa dette ou sortir de la zone euro. La crise qui a frappé l'économie espagnole s'est produite en trois temps : d'abord une hausse des taux d'intérêt, puis l'effondrement du marché des capitaux et enfin l'augmentation de la dette souveraine mettant un terme au " miracle espagnol ". Si l'on se projette toutefois à plus long terme, l'économie espagnole devrait, en investissant dans les secteurs porteurs comme l'énergie verte, la santé et le tourisme, renouer avec la croissance.

CULTURE Le cinéma est-il un bien de luxe ?
Revue d'économie politique Sophie Ragot Si le cinéma était encore, au cours de la période d'Après-guerre, un loisir populaire, l'évolution du prix des places et des revenus à laquelle s'ajoute l'apparition de produits culturels concurrentiels, comme la télévision et la vidéo, ont petit à petit fait du cinéma un produit de luxe. Les élasticités-prix et revenu - qui mesurent l'impact de l'évolution de ces variables sur la demande - calculées par l'auteur dans son étude économétrique consacrée à la France, confirment en effet cette évolution. Ainsi, en 2005 (date de la fin de l'étude), le public des salles de cinéma est plutôt jeune - 47,5 % des personnes concernées ont moins de 24 ans -, instruit, urbain et issu des catégories socioprofessionnelles (CSP) supérieures.

DEVELOPPEMENT Microfinance : le temps de la maturité ?
Mondes en Développement Marc Labie, Michel Lelart et Thierry Montalieu Alors que la Banque centrale du Bangladesh vient récemment - semble-t-il, pour des motifs politiques - de démettre Muhammad Yunus, l'inventeur du microcrédit, de ses fonctions à la Grameen Bank et que le secteur de la microfinance est touché par un certain nombre de scandales, notamment en Inde, les chercheurs en économie du développement ont désormais suffisamment de recul pour évaluer l'impact en termes de développement de plusieurs décennies de pratique de la microfinance. Celle-ci n'est plus, en effet, considérée comme un objet de curiosité et a intégré, depuis longtemps, la palette des instruments économiques mobilisés dans le cadre des programmes de la lutte contre la pauvreté. De l'analyse de son fonctionnement et des résultats obtenus, tant au niveau microéconomique que macroéconomique, il ressort une image plutôt contrastée et, force est de reconnaître, qu'à ce stade de son développement, les questions demeurent toujours plus nombreuses que les réponses.

Détails

Plus d’information
EAN 3303332030163
ISBN 3303332030163
Contributeurs Problemes Economiques (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Éditeur Documentation francaise
Collection Problemes economiques
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.128 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Saga PROBLEMES ECONOMIQUES
Catégories Livres, Revues d'économie, Gestion financière, Commerce international

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