Problemes economiques n.3011 - La guerre des monnaies aura-t-elle lieu?

Collectif (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 19/01/2011

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Résumé

Problèmes économiques No 3011 19 janvier 2011 La guerre des monnaies De la crise à la guerre des devises Les Echos Christian de Boissieu Le redémarrage des économies occidentales après la plus grave crise de l'Après-guerre est particulièrement difficile. Afin de doper leur compétitivité et leurs exportations, certains pays sont tentés de laisser leur devise se déprécier. Cette tentation est d'autant plus forte que le retour de la croissance peut davantage provenir de la demande des pays émergents que de la consommation des pays avancés. Cette " guerre " monétaire qui risque de s'installer cache néanmoins d'autres débats, plus anciens, comme ceux portant sur les déséquilibres internationaux (déficits américains, excédents chinois, japonais...) ou sur la coordination internationale des politiques macroéconomiques. Dans ce contexte, l'Europe doit aussi s'interroger sur les moyens qu'elle souhaite se donner afin de disposer d'une vraie politique de change pour l'euro.

Le dollar, la crise et les déséquilibres mondiaux Reflets et Perspectives de la vie économique Christophe Blot L'hypothèse d'un lien entre les déséquilibres internationaux et la crise financière mondiale est régulièrement avancée. Elle se fonde sur l'observation selon laquelle une partie de l'abondance d'épargne des pays enregistrant un excédent de leur solde courant aurait contribué au maintien de conditions financières particulièrement favorables aux Etats-Unis. Cet argument ne permet cependant pas d'expliquer la totalité du boom immobilier ni l'euphorie spéculative sur les produits structurés. Par ailleurs, la crise n'a pas permis d'atténuer les déséquilibres internationaux et la crainte persiste d'un ajustement du dollar, malgré son étonnante stabilité durant la crise. Une meilleure coordination des politiques macroéconomiques semble plus nécessaire que jamais afin d'éviter une nouvelle crise.

La " fuite devant le dollar " : jusqu'à quand et quelles conséquences ?
Flash marchés - Natixis Patrick Artus Depuis la réduction des taux directeurs jusqu'à un niveau historiquement bas, la Réserve fédérale (Fed) s'est engagée dans la création monétaire ou l'assouplissement monétaire (Quantitative easing, QE), seul moyen, selon elle, de stimuler l'économie dans un contexte où les taux d'intérêt sont proches de zéro. La Fed espère ainsi stimuler non seulement la demande intérieure, mais également la valeur des actifs réels, comme l'immobilier, et les actifs financiers. Néanmoins, la politique de QE est très controversée : elle peut également entraîner un déplacement des flux vers les pays émergents et conduire à l'appréciation des cours des matières premières. A cela s'ajoute l'expansion budgétaire américaine également très vigoureuse, qui inquiète beaucoup les intervenants des marchés financiers : ils craignent l'indifférence de l'administration américaine vis-à-vis du reste du monde, ainsi que la perte de qualité du dollar.

Peut-on éviter un affrontement des monnaies ?
Télos Barry Eichengreen Les banques centrales sont de plus en plus impliquées dans ce qui ressemble chaque jour davantage à une guerre des monnaies. Aux Etats-Unis, au Japon, en Chine et en Europe, les autorités monétaires multiplient les opérations qui affaiblissent leurs monnaies. La volatilité qui s'ensuit avive les tensions commerciales, notamment entre la Chine et les Etats-Unis, et fait courir le risque d'un retour du protectionnisme. Cependant, cette guerre n'est pas inévitable. L'action des banques centrales peut même être bénéfique (notamment en relançant le commerce entre les pays industrialisés), à condition que les banquiers centraux se coordonnent et expliquent précisément leurs décisions d'achat d'actifs. Ceci ne résoudra pourtant pas les problèmes des pays émergents, menacés par l'inflation, la formation de bulles et la tentation d'adopter des mesures de rétorsion. Une solution pour eux serait de favoriser une augmentation de la demande intérieure de produits manufacturés.

La responsabilité de la monnaie de réserve Frankfurter Allgemeine Zeitung Gerald Braunberger Le monde connaît une instabilité monétaire croissante, reflet des difficultés qu'éprouvent les Etats à trouver une organisation satisfaisante du système monétaire international (SMI). Cette situation n'est pas nouvelle. L'histoire monétaire montre que tous les efforts visant à installer un système pérenne ont, jusqu'ici, échoué. Elle enseigne également que chaque système est profondément influencé par sa devise de réserve. Si l'ancien étalon-or a si bien fonctionné, c'est parce que le Royaume-Uni, qui jouait à l'époque le rôle du pays angulaire, avait parfaitement fait siennes les règles informelles du système. Les Etats-Unis n'ont jamais voulu jouer ce rôle, ni dans le cadre du système de Bretton Woods, ni après l'abandon de ce dernier. Depuis, le monde vit sans système monétaire intégré, avec le dollar comme monnaie de réserve non officielle. Avec la crise économique mondiale, les tensions monétaires réapparaissent et il y a peu d'espoir que cette situation change rapidement.

Par quoi remplacer le dollar ?
Finances et Développement Benjamin J. Cohen Pendant des décennies, le dollar a régné en maître incontesté sur le système monétaire international (SMI). Récemment, deux facteurs ont néanmoins contribué à ébranler sa toute-puissance : la dette extérieure croissante des Etats-Unis et, surtout, la récente crise économique qui a démarré outre-Atlantique. La question du déclin de la devise américaine comme monnaie de réserve est devenue récurrente. Les avis divergent, par contre, lorsqu'il s'agit de se mettre d'accord sur le choix de la devise qui pourrait remplacer le billet vert. L'euro, le yen, le renmimbi (yuan) ou les DTS (droit de tirage spécial) sont susceptibles de jouer le rôle de monnaie de réserve. Mais aucune de ces monnaies ne satisfait pour le moment à l'ensemble des critères nécessaires à mettre en place. Il ný a donc pas aujourd'hui d'alternative évidente au dollar. L'avenir sera ainsi probablement marqué par la coexistence de plusieurs devises, sans qu'aucune ne devienne hégémonique. Les conséquences politiques et économiques d'un SMI ainsi fragmenté pourraient être considérables.


Egalement dans ce numéro CONSOMMATION Les internautes, premiers clients des industries culturelles Consommation et modes de vie Bruno Maresca, Romain Picard et Thomas Pilorin La forte baisse des ventes de certains produits culturels - celles-ci ont été pour la musique et la vidéo divisées par deux depuis 2000 - est de plus en plus souvent expliquée par les pratiques croissantes de piratage sur l'internet. Une étude récente, réalisée par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC) à la demande du ministère de la Culture, montre au contraire que les ménages équipés d'une connexion à l'internet sont ceux qui dépensent le plus en biens et services culturels. Pour ces derniers, la fréquentation régulière de l'internet a pour conséquence l'augmentation de leur niveau de dépenses en sorties, en achats de livres, mais également de CD audio et vidéos.

RESSOURCES NATURELLES Quel avenir pour le gaz non conventionnel ?
Revue de l'énergie Gilbert Hamaide, Florence Verzelen, Claude Bontemps et Amélie Faivre Le gaz non conventionnel occupe aujourd'hui une place centrale dans les débats concernant les perspectives de développement du gaz naturel. Le concept est apparu aux Etats-Unis dans les années 1980 après que les autorités américaines eurent décidé de promouvoir l'exploitation de ressources gazières nationales particulièrement difficiles à produire. A l'heure actuelle, le gaz non conventionnel, qui nécessite généralement pour être produit, en raison des faibles perméabilités des réservoirs où il se trouve piégé, des fracturations et des forages horizontaux, n'est exploité de façon significative qu'en Amérique du Nord et vient de s'engager dans la même voie en Australie. Les estimations des réserves mondiales de ce type de gaz restent à ce jour incertaines, mais leur contribution devrait permettre au moins de doubler les réserves mondiales de gaz naturel.

DEVELOPPEMENT Après la crise, un nouveau paradigme du développement ?
Mondes en Développement Philippe Hugon La crise semble, d'une certaine manière, avoir montré les limites de la mondialisation. C'est en cela que celle-ci représenterait, selon l'auteur, une rupture dans l'histoire de l'économie mondiale, mais également dans la pensée économique. Parmi les changements produits par la crise : la tendance, notamment dans les grandes économies émergentes, à la reconquête des marchés intérieurs ; la réintégration par les pays en développement (PED) de la contrainte environnementale dans leur modèle de croissance, puis la multiplication, au Sud, des plans de relance légitimant à nouveau le rôle de l'Etat. Un nouveau paradigme du développement - s'éloignant de celui qui était, jusque-là, largement défini par le consensus de Washington - semble désormais en passe de s'imposer.

Détails

Plus d’information
EAN 3303332030118
ISBN 3303332030118
Contributeurs Collectif (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Nombre de pages 48
Éditeur Documentation francaise
Collection Problemes economiques
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.127 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Saga PROBLEMES ECONOMIQUES
Catégories Livres, Revues d'économie, Économie internationale, Commerce international

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