Problemes economiques n.3007 - Le bilan de l'économie mondiale 2010

Problemes Economiques (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 24/11/2010

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Résumé

Les économies émergentes, moteur de la croissance mondiale Perspectives économiques de l'OCDE OCDE En 2010, la reprise mondiale a gagné en vigueur par rapport à l'année précédente. Elle reste toutefois inégale selon les pays et les régions. Si les signes d'une reprise de la croissance sont relativement forts, un certain nombre de tensions, comme l'augmentation des prix des matières premières, persistent. Les conditions des prêts bancaires semblent se détendre et le crédit - bon indicateur avancé de l'activité aux Etats-Unis - est en voie de stabilisation. Pour 2011, la croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial devrait rester vigoureuse. Celle-ci pourrait en effet être soutenue par les économies émergentes. L'activité du secteur privé pâtira toutefois un certain temps encore des effets négatifs liés à la faible progression des revenus et au taux de chômage élevé dans la plupart des pays avancés. Sous l'effet d'une forte augmentation des échanges en Asie et dans des pays comme le Brésil la croissance du commerce mondial a de bonnes chances de rester solide.

Les pays de l'OCDE continuent d'afficher des taux de chômage élevés malgré la reprise Perspectives de l'emploi de l'OCDE OCDE Au premier trimestre 2010, l'emploi a reculé de 2,1 %, dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), par rapport au début de 2008. Le taux de chômage a, lui, augmenté d'un peu plus de 50 %, atteignant 8,7 % en moyenne - près du double si l'on prend en compte les inactifs qui souhaitent travailler et le temps partiel subi. La création d'emplois étant particulièrement faible durant la reprise - on parle même de reprise sans emplois -, le risque est grand de voir le chômage conjoncturel se transformer en chômage structurel. Le recours au chômage partiel, dans la plupart des économies de l'OCDE, a permis d'éviter les licenciements. Si cette mesure a été efficace, on ne peut envisager son maintien en période de reprise. Des mesures de soutien du revenu des ménages doivent par ailleurs être adoptées. Les stratégies visant à favoriser l'intégration rapide des demandeurs d'emploi dans des emplois productifs ont aussi un rôle à jouer dans la lutte contre le chômage.

Crise financière mondiale : une reprise incertaine Rapport annuel Banque des règlements internationaux L'activité économique mondiale s'est stabilisée entre la fin de 2009 et le début de 2010, mais la reprise demeure fragile. Si les mesures prises par les autorités nationales et internationales ont permis d'éviter le pire, elles rencontrent à présent leurs limites. Les déficits publics qui ont augmenté rapidement, sont notamment devenus la source de nouvelles instabilités. Les turbulences observées sur les marchés au deuxième trimestre 2010 témoignent de l'inquiétude que suscite la dégradation des finances publiques. Les responsables de politique monétaire sont dans ce contexte confrontés à un dilemme : relever trop tôt les taux d'intérêt risque de compromettre la reprise, différer trop longtemps le resserrement pourrait retarder le nécessaire ajustement et déboucher sur un système financier moins stable à moyen terme.


Le commerce mondial renoue progressivement avec la croissance Rapport sur le commerce mondial en 2010 OMC Après une contraction historique, la croissance du commerce mondial a redemarré au second semestre 2009. La reprise se poursuivait au cours des trois premiers mois de 2010, mais elle restait néanmoins insuffisante pour permettre de renouer avec les niveaux des échanges d'avant la crise. Grâce, en particulier, aux efforts déployés par l'Organisation mondiale du commerce (OMC), le pire des scénarios, celui d'un retour du protectionnisme comme lors de la Grande Dépression, a été évité. La contraction des échanges mondiaux, au début de 2009, a pourtant été sans précédent. Celle-ci a été encore plus prononcée en valeur en dollars (- 22, 6 %) qu'en volume (- 12,2 %), en raison notamment de la chute des prix du pétrole et d'autres produits primaires.

IDE : la reprise !
Rapport sur l'investissement dans le monde 2010 CNUCED Après un repli spectaculaire des flux mondiaux d'investissements directs étrangers (IDE) au plus fort de la crise économique, ces derniers se sont redressés au cours du second semestre 2009. Cette tendance, quoique modeste, semblait se confirmer au début de 2010. Les apports d'IDE devraient dépasser 1 200 milliards de dollars et atteindre entre 1 300 et 1 500 milliards en 2011. Il faut toutefois rester prudent car tout dépendra de la reprise économique mondiale qui demeure, à ce stade, encore relativement incertaine. Les dernières évolutions les plus marquantes en matière d'IDE sont leur concentration croissante dans le secteur des services, la poursuite de la mondialisation de la production, ainsi que l'augmentation de la part des pays en développement et des pays en transition qui ont, pour la première fois, absorbé, en 2009, la moitié des flux mondiaux.

Egalement dans ce numéro POLITIQUE INDUSTRIELLE Pour une nouvelle ambition industrielle française et européenne Commentaire Louis Gallois A partir de plusieurs constats concernant l'évolution de l'industrie, comme notamment l'affirmation du lien entre prospérité et puissance industrielle ou le besoin d'enracinement local pour les multinationales, l'auteur développe une série de propositions visant à asseoir de nouvelles ambitions industrielles. Il plaide, ainsi, dans le cas de la France, en faveur d'une plus grande diversification du secteur industriel, d'une consolidation des dispositifs de soutien financier et de l'encouragement de la création d'emplois qualifiés. Au niveau européen, il considère que la politique de la concurrence n'a pas atteint son optimum. Par ailleurs, il encourage l'Union européenne à être plus active sur la scène internationale. Outre, le niveau élevé de l'euro, l'auteur dénonce l'impact du désalignement monétaire sur le commerce mondial comme autant d'entraves au développement industriel européen.

DEVELOPPEMENT Le G20 est-il l'organe adapté pour résoudre la question du financement du développement ?
Techniques financières et développement Entretien avec Michel Aglietta Les pays du G20 représentent à eux seuls 80 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, ce qui confère à ce groupe une puissance considérable et pourrait en faire l'instance idéale pour traiter des grands enjeux et équilibres économiques mondiaux. Pourtant, en dépit des espoirs qui y ont été placés à partir de 2008, notamment concernant la gestion de la crise économique, le G20 a plutôt déçu jusqu'à présent. Il faut dire que celui-ci reste avant tout un " club " et n'est pas doté d'un secrétariat permanent. Selon Michel Aglietta, le G20 pourrait cependant, si les pays membres en ont la volonté, monter en puissance et engager en particulier une véritable réflexion sur le renouvellement des modes de croissance. Dans ces conditions, il serait susceptible de jouer un rôle pilote en matière de développement dans les pays avancés comme dans ceux du Sud.

Détails

Plus d’information
EAN 3303332030071
ISBN 3303332030071
Contributeurs Problemes Economiques (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Nombre de pages 48
Éditeur Documentation francaise
Collection Problemes economiques
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.128 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Saga PROBLEMES ECONOMIQUES
Catégories Livres, Revues d'économie, Économie internationale, Commerce international

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