Problemes economiques n.3002 - Le Brésil de Lula

Problemes Economiques (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 15/09/2010

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Résumé

Problèmes économiques No 3002 15 septembre 2010 Le Brésil de Lula Le Brésil de Lula : de l'espoir... à la désillusion ?
Alternatives Sud Laurent Delcourt Le second mandat du Président brésilien, Ignacio Lula da Silva, s'achèvera dans quelques semaines. L'heure du bilan a donc sonné. Lors de sa première investiture, en janvier 2003, le risque pays du Brésil atteignait 2 436 points, contre 216 en 1996. En s'attelant en priorité à résoudre les graves problèmes financiers du pays, Lula a réussi à redonner confiance aux investisseurs et à stopper l'hémorragie de capitaux qui favorisait l'inflation. Si, depuis, les institutions internationales, le Trésor américain, les grandes banques d'affaires et les agences de notation n'ont de cesse de louer le travail accompli par Lula, les choix opérés par ce dernier ont suscité une véritable déception chez bon nombre de Brésiliens qui ont considéré que sa politique économique, lors de son premier mandat, constituait un renoncement au regard du projet populaire dont le Parti des travailleurs (PT) était porteur. Mais une fois le spectre de l'inflation éloigné, les enjeux sociaux sont devenus, à la fin du premier mandat et au cours du second, la priorité du gouvernement.

Quand le Brésil tire la leçon des crises financières The Economist Si les pertes du Brésil imputables à la récente crise financière s'élèvent, selon la Banque des règlements internationaux (BRI), à 25 milliards de dollars, aucune grande banque brésilienne n'a fait faillite. Il faut dire que le pays a beaucoup appris des crises récurrentes qui se sont succédé au cours des dernières décennies. Les taux d'intérêt, maintenus volontairement par les autorités locales à un niveau très élevé, ont permis d'augmenter la part des dépôts brésiliens dans les banques du pays (deux tiers du total des dépôts, soit le ratio le plus élevé d'Amérique latine) et ont attiré les capitaux étrangers, consolidant ainsi les systèmes bancaire et financier. Mais la médaille a cependant son revers. Le niveau des taux d'intérêt tend en effet à décourager l'endettement des ménages et à entraver la consommation de la classe moyenne.

Une classe moyenne en plein essor The Economist Selon l'Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE), la part de la population se situant dans la classe moyenne - qui regroupe les ménages ayant un revenu compris entre 603 et 2 603 dollars - est passée de 42 %, en 2004, à 52 %, en 2008 et est restée stable après la crise. Les emplois relevant de l'économie officielle qu'occupent ces ménages leur permettent d'avoir accès au crédit. Le crédit à la consommation a ainsi augmenté de 28 % par an au cours des trois dernières années. Seuls les taux d'intérêt, particulièrement élevés au Brésil, pourraient, à terme, constituer un obstacle au développement de la classe moyenne.

Lula a-t-il vraiment fait reculer la pauvreté ?
Alternatives internationales Pierre Salama Le Brésil compte divers programmes de lutte contre la pauvreté, comme la " Bolsa Família " qui concerne 12 millions de foyers. Si ce programme existait déjà avant l'arrivée au pouvoir de Lula, ce dernier en a étendu l'application et simplifié les procédures. Parallèlement à la forte croissance économique que connaît le pays ces dernières années - celle-ci, moins volatile que par le passé, a permis à 19 millions de Brésiliens d'accéder à la classe moyenne - et à une conjoncture favorable, ces programmes sociaux ont contribué au recul de la pauvreté. Le Brésil enregistre toutefois, chaque année, le niveau d'inégalités le plus élevé de tous les pays émergents. La redistribution très inégalitaire des fruits de la croissance a en effet exacerbé les écarts de revenus entre les riches et les pauvres.

Brésil, puissance régionale, puissance mondiale Atlas de la mondialisation Marie-Françoise Durand, Philippe Copinschi, Benoît Martin et Delphine Placidi Depuis la conférence de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), à Cancún (Mexique), en août 2003, au cours de laquelle Lula a pris la tête du G20 qui rassemble les principaux pays émergents, le Brésil est, aux côtés de l'Inde et de la Chine, une des nations leader des pays du Sud. Son influence au niveau mondial tant sur le plan économique que diplomatique n'a cessé de s'affirmer. Les contributions humanitaires du Brésil, comme celles offertes à Haïti au lendemain du tremblement de terre de janvier 2010, ont, notamment, été multipliées par vingt en trois ans. Lula a, en outre, depuis 2003, doublé le nombre de personnels envoyés pour des opérations de paix dans le cadre de l'Organisation des Nations unies (ONU). De même, le géant sud-américain compte désormais 11 entreprises (dont Petrobras au douzième rang, 5 banques et 4 entreprises sidérurgiques) parmi les 500 plus grandes firmes mondiales, contre 7 en 2007. Aujourd'hui dixième puissance mondiale, le Brésil pourrait, s'il parvient à maintenir un niveau de croissance annuelle autour de 5 à 6 %, se hisser, selon la Banque mondiale, au cinquième rang en 2014.

Egalement dans ce numéro ECONOMIE INTERNATIONALE Lendemains de crise La Lettre du CEPII Agnès Bénassy-Quéré, Benjamin Carton, Fan He, Masahiro Kawai, Yung Chul et Jean Pisani-Ferry La reprise, dont les prémices ont eu lieu en 2009, a connu des rythmes différents selon les pays en raison notamment du découplage, plus important que prévu, entre les économies avancées et celles des pays émergents. Le système monétaire international reste dominé par le dollar, l'euro n'étant pas considéré comme un concurrent de taille. Si le renminbi (yuan) repose sur une économie forte, il ne peut cependant pas obtenir un statut international sans une convertibilité complète. La stabilité du système monétaire international ne dépendra toutefois plus uniquement du dollar. En ce qui concerne le G20, le projet de faire du groupe des économies les plus importantes la principale instance de coordination internationale ne semble pas avoir survécu aux premiers signes de la reprise. Celui-ci reste toutefois en mesure de jouer les premiers rôles dans le rééquilibrage de la croissance mondiale.

CULTURES ET ENTREPRISES Penser la diversité des cultures Sciences Humaines Entretien avec Philippe d'Iribarne Dans le monde de l'entreprise et du management, les logiques culturelles jouent un rôle fondamental. A l'heure de la mondialisation, la diversité des cultures nationales n'a pas perdu de sa force. Au sein des firmes multinationales, un travail permanent d'adaptation des valeurs portées par l'entreprise est nécessaire lorsque ces dernières s'implantent à l'étranger et y recrutent du personnel local et cela en dépit même d'une certaine homogénéisation des pratiques managériales inspirées des méthodes anglo-saxonnes. L'organisation du travail et les rapports au sein de l'entreprise doivent ainsi, pour bien fonctionner, être repensés. Philippe d'Iribarne, directeur de recherche au CNRS, a fait de l'analyse des cultures nationales dans la mondialisation son terrain d'investigation, développant, depuis de nombreuses années, une approche singulière au sein des sciences sociales.




ECONOMIES ETRANGERES La Suisse et l'Union européenne : une énigme Idées Guillaume Vallet Le succès de l'intégration économique et monétaire opérée en Europe depuis la signature du traité de Rome en 1957 est indéniable. Les projets d'intégration " concurrents ", comme l'Association européenne de libre-échange (AELE), créée en 1960, n'ont pas eu de succès sur le long terme, car la plupart de ses membres ont rejoint l'UE, à l'exception de la Norvège (qui a néanmoins adhéré à l'Espace économique européen, EEE, en 1994) et de la Suisse. Cette dernière entretient avec l'UE des relations particulières : tout en se tenant à l'écart du processus d'intégration économique, elle a progressivement cherché à y participer, mais sans y adhérer. Cette " intégration non adhésive " si elle sert les intérêts du pays, est néanmoins très précaire, notamment à cause de la problématique liée au taux de change. Le pays sera-t-il un jour condamné à l'adhésion à l'UE ?

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EAN 3303332030026
ISBN 3303332030026
Contributeurs Problemes Economiques (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Éditeur Documentation francaise
Collection Problemes economiques
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.13 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Saga PROBLEMES ECONOMIQUES
Catégories Livres, Revues d'économie, Géopolitique, Commerce international

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