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Correspondance 1926-1962

Jean Paulhan (Auteur principal), Michel Leiris (Auteur principal)

Livre | Format : Livre | Editeur : Claire Paulhan | Date de parution : 01/11/2000

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Résumé

Avant même d'être surréaliste », Michel Leiris disait avoir été « fasciné par l'espèce de linguistique amusante - comme il y a une «physique amusante» - que le futur et imprévisible académicien Jean Paulhan, alors auteur des plus discrets, esquissait dans son bref mais substantiel ouvrage, très mine de rien, Jacob Cow le pirate ou Si les mots sont des signes. » Autant dire que Leiris et Paulhan n'étaient pas sans « lieux communs » : l'un et l'autre, comme écrivains, s'attachèrent tout particulièrement à la question du langage ; l'un et l'autre furent critiques littéraires, critiques d'art et, à des degrés divers, linguistes et ethnologues ; l'un et l'autre s'intéressèrent à l'oeuvre de Raymond Roussel, Antonin Artaud, Laure, Jean-Paul Sartre. Si l'on découvre, dans cette correspondance quelques autres sujets de complicité, apparemment plus futiles - les boules, la nage, la tauromachie, les voyages, la peinture contemporaine -, il est ici essentiellement question de l'oeuvre de Leiris, de ses relations réservées de jeune auteur, puis d'écrivain confirmé, avec l'attentif éditeur et directeur de revues qu'était Paulhan.Ainsi, à l'occasion de la publication de Miroir de la tauromachie, le dialogue entre les deux hommes trouve-t-il son point d'équilibre en même temps que d'affrontement : « Je trouve très forte et très juste, reconnaît Jean Paulhan le 25 août 1939, votre tentative d'explication par la bande de la beauté littéraire. Ne pensez-vous pas, s'il est si rare de nos jours d'attaquer franchement le problème littéraire (je veux dire : d'expression), que la cause en pourrait bien être - malgré tant d'apparences contraires - qu'il est aussi le plus dangereux ? » À cette réflexion de l'auteur des Fleurs de Tarbes, Michel Leiris fait un sort : « Le problème littéraire représente-t-il un vrai danger, c'est ce que je me demande. L'une des grosses questions qui m'embarrassent depuis longtemps est la suivante : où trouver, dans l'écriture, quelque chose qui soit l'équivalent de ce que sont les cornes pour le travail du torero ? est-on bien réellement fondé à admettre comme un équivalent de ces cornes tout ce qui est, pour celui qui s'exprime, possibilité de «déchirement... ?»

Détails

Plus d’information
EAN 9782912222145
ISBN 2912222141
Contributeurs Jean Paulhan (Auteur principal), Michel Leiris (Auteur principal)
Format Livre
Nombre de pages 248
Éditeur Claire Paulhan
Largeur 13 cm
Longueur 21.5 cm
Épaisseur 1.7 cm
Poids 0.201 kg
Impression à la demande Non
Catégories Livres, Littérature française

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