Comment vit-on la crise au sud ?

Collectif (Auteur principal)

Livre | Format : Revue, Journal | Editeur : Documentation francaise | Date de parution : 16/09/2009

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Résumé

Comment vit-on la crise au Sud ?

La crise n'a pas le même impact pour tous les pays émergents The Economist Le premier sommet du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) qui s'est tenu à Iekaterinbourg (Russie), en juin 2009, constitue un véritable symbole de la place qu'occupent désormais les grands pays émergents dans l'économie mondiale. Les performances réalisées par ces économies, qui se sont rapprochées de la trajectoire de développement des pays riches, ont donné du crédit à la théorie du " rattrapage ". Mais la crise économique mondiale a montré qu'en réalité le Brésil, l'Inde et la Chine, des pays-continents, suivent au contraire, une voie bien différente de celle empruntée naguère par les pays occidentaux, laquelle leur permet de renouer plus rapidement avec la croissance.

Asie du Sud-Est : de la crise économique à la crise du développement ?
Sophie Boisseau du Rocher Accomex Si l'Inde et la Chine semblent en pleine phase de reprise, les pays du Sud-Est asiatique, notamment les anciens " tigres " (la Malaisie, la Thaïlande, l'Indonésie et les Philippines) ne résistent pas aussi bien à la crise. Avec des taux d'ouverture parmi les plus élevés du monde, ces économies sont particulièrement exposées au ralentissement du commerce mondial. Le choc est d'une telle ampleur, que certains économistes remettent en cause le modèle de croissance fondé sur les exportations qui avait, jusque-là, contribué à leur réussite économique mais dont la crise a révélé les limites.

La rente pétrolière au secours du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ?
Entretien avec Auguste Kouamé Document de travail de la Banque mondiale Peu exposés aux soubresauts de l'économie financière en raison de leur intégration limitée au sein des marchés financiers internationaux, les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA) ont été moins touchés par la crise que les autres économies en développement, notamment d'Asie et d'Amérique latine. Les effets de la récession mondiale se font néanmoins sentir : le taux de croissance moyen de la région est en net recul et le taux de chômage atteint des niveaux élevés dans certains pays. Les Etats exportateurs de pétrole s'en sortent mieux, même si l'annulation d'importants projets de construction, comme à Dubaï (Emirats arabes unis), ont des répercussions économiques non négligeables. Quant aux autres pays de la région (la Jordanie, le Liban, le Yémen et Djibouti), particulièrement dépendants des investissements étrangers, ils devront faire face à une recrudescence de la pauvreté.

L'Afrique, première victime de la crise ?
Tony Elumelu The World Today Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment revu à la baisse le taux de croissance moyen de l'Afrique pour l'année 2009. Celui-ci reste néanmoins positif (3 %) et le continent semble en mesure, selon le directeur général de United Bank for Africa, de résister durablement à la crise économique mondiale. Les économies africaines, souvent présentées comme des économies rentières sont plus diversifiées qu'il ný paraît, comme c'est le cas du Nigéria où le secteur non pétrolier a crû davantage que celui des ressources naturelles. L'Afrique doit cependant faire face à un défi majeur : la baisse progressive de l'aide fournie par les institutions financières internationales. Mais ce désinvestissement est l'occasion pour le continent de s'appuyer sur ses propres ressources, notamment grâce à un renforcement de la coopération entre les différentes banques centrales africaines.

La chute des transferts des migrants menace le développement Didier Doucet La note de veille du CAS Les transferts financiers envoyés (par voies officielles) de l'étranger par les travailleurs migrants à leur famille s'élevaient, avant la crise, à environ 300 milliards de dollars - ce qui représente trois fois le montant de l'aide au développement. Mais ces flux de devises devraient, selon la Banque mondiale, diminuer de 5 à 8 % en 2009. La chute brutale de cette manne financière pourrait avoir des conséquences dramatiques dans les pays qui en dépendent le plus, comme le Mali où les transferts représentent 12,5 % du produit intérieur brut (PIB), ou le Maroc où ils atteignent 10 %.

L'aide au développement, une solution efficace à la crise ?
Entretien avec Esther Duflo Enjeux Les Echos En raison de la volatilité des prix agricoles, de la baisse brutale des transferts financiers et de l'effondrement du commerce mondial, la plupart des pays en développement ont vu leurs finances diminuer de façon drastique. Dans certains cas, ces phénomènes menacent gravement le processus de développement, si bien que la question cruciale de l'aide se trouve à nouveau posée. Jusqu'à présent, celle-ci n'était envisagée que sous deux aspects généralement opposés : l'aide massive et celle prenant la forme de microprojets soutenus par la microfinance. La première s'est avérée, selon Esther Duflo, moins efficace que prévu, tandis que la seconde nourrit des activités de survie non viables à long terme. Dans ces conditions, il devient urgent d'imaginer d'autres modalités plus pragmatiques d'aide au développement.

EGALEMENT DANS CE NUMERO ECONOMIE DE L'INTERNET A quoi ressemblera le monde numérique en 2030 ?
Réalités industrielles - Annales des Mines Michel Gensollen En quelques années, la " révolution numérique " a été à l'origine de transformations sociales et économiques majeures qui ont entraîné un bouleversement des rapports de force. Compte tenu du progrès technique, le " monde numérique " sera dans vingt ans bien différent de celui que nous connaissons aujourd'hui. Nous assisterons sans doute grâce au web interactif à l'avènement d'une société de contributeurs anonymes organisée autour de communautés en ligne. Dans un monde où les innovations se succéderont très rapidement les unes aux autres, la socialisation des goûts, la décentralisation des savoirs et la virtualisation pourraient remettre en question non seulement les coordinations traditionnelles imposées jusque-là par le marché mais également une certaine forme d'individualisme hédonique.

NIVEAU DE VIE Employés et ouvriers non qualifiés : un niveau de vie bien inférieur à la moyenne des salariés INSEE Première Yves Jauneau En 2007, la France comptait 5,5 millions d'employés et d'ouvriers non qualifiés. Si l'éventail des métiers exercés par cette catégorie de salariés est large, ils partagent quand même un certain nombre de caractéristiques. Ils ont ainsi, plus fréquemment que les autres salariés, un contrat de courte durée, à temps partiel ou sont en situation de sous-emploi. Ces conditions d'emploi moins favorables expliquent en partie l'écart de revenu salarial annuel avec la moyenne des salariés (- 44 %). La prise en compte de l'ensemble des ressources réduit cet écart mais les employés et ouvriers non qualifiés ont au final en moyenne un niveau de vie inférieur d'environ un quart à celui de l'ensemble des salariés, tandis que 13 % d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, soit deux fois plus que la moyenne des salariés.

STATISTIQUES Des outils statistiques pour prévoir les crises Adelheid Burgi-Schmelz Finances et Développement La complexité des nouveaux instruments financiers n'a pas permis de prévoir le déclenchement de la crise actuelle. La nécessité de suivre de plus près notamment les opérations hors bilan des entreprises et des banques est devenue plus urgente que jamais. Depuis les crises mexicaine et asiatique des années 1990, des progrès considérables en matière de surveillance financière, comme l'harmonisation internationale des données économiques et financières, ont été réalisés. Mais la crise des subprimes a montré que cela n'était pas suffisant. Seuls l'engagement à long terme des acteurs de la finance mondiale et leur coopération permettraient, selon le Fonds monétaire international (FMI), d'obtenir des données suffisantes pour évaluer les risques financiers.

Détails

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EAN 3303332029785
ISBN 3303332029785
Contributeurs Collectif (Auteur principal)
Format Revue, Journal
Support Non
Éditeur Documentation francaise
Langue Français
Largeur 21 cm
Longueur 27 cm
Épaisseur 3 mm
Poids 0.128 kg
Impression à la demande Non
Tranche d'âge Tout public
Catégories Livres, Revues d'économie, Commerce international

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